La migration informatique consiste à partir d’un environnement existant pour définir et mettre en œuvre un nouvel environnement. Elle peut concerner les infrastructures, les logiciels, les données, les applications, les services ou encore les systèmes.
Les raisons d’engager une migration sont nombreuses. Mais parce qu’elle implique un changement, sa réussite nécessite avant tout de connaître l’environnement de départ, de définir l’environnement cible et d’organiser le projet.
Dans quels contextes envisager une migration informatique ?
Une migration informatique peut répondre à différents besoins d’évolution du système d’information.
Elle peut notamment concerner le transfert ou le changement du support hébergeant les données afin de gérer son obsolescence, sa capacité de stockage ou ses performances.
La migration peut également permettre de standardiser des formats pour faciliter l’interopérabilité et la manipulation des données, de faire évoluer les interfaces utilisateurs ou encore d’enrichir les données.
D’autres situations peuvent conduire à faire évoluer l’environnement informatique : modification d’un processus, changement de version ou de logiciel, changement de serveur ou de système d’exploitation, remplacement de postes de travail ou évolution de l’infrastructure.
Pourquoi une entreprise peut-elle décider de migrer ?
Les motivations d’un projet de migration peuvent être liées à l’éditeur, à la solution utilisée ou au contexte de l’entreprise.
Du côté de l’éditeur, des éléments comme la qualité du support, la capacité d’accompagnement, la tarification, le catalogue de services, les conditions de vente ou encore la vision et la stratégie peuvent entrer en compte.
La solution elle-même peut également motiver une évolution : coût de maintenance, fiabilité, confort d’utilisation, exploitation des données, nouveaux besoins ou encore manque d’intégration avec d’autres outils.
Enfin, le contexte de l’organisation peut nécessiter une migration. C’est notamment le cas lors de la mutualisation d’une solution à l’occasion d’un regroupement de sociétés, d’un rachat ou d’une fusion, mais aussi en raison de décisions corporate, d’enjeux liés à la protection ou à l’anonymisation des données ou d’une politique RSE.
Quelles sont les étapes pour préparer une migration informatique ?
Un projet de migration nécessite à la fois une maîtrise de l’environnement source et une vision de l’environnement cible. Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre d’un véritable projet.
La préparation peut comprendre plusieurs étapes :
- auditer l’existant ;
- fixer les contraintes ;
- identifier et prioriser les besoins couverts et non couverts ;
- définir les équipes internes ou externes concernées ainsi que leurs rôles ;
- élaborer un cahier des charges et répartir les tâches ;
- établir un planning ;
- solliciter les fournisseurs concernés ;
- choisir les solutions adaptées ;
- mettre en place les solutions retenues ;
- mesurer les résultats et le retour sur investissement à l’aide d’indicateurs.
L’implication des collaborateurs et la communication participent également à la préparation du changement.
Quels sont les principaux freins à une migration informatique ?
Les freins à la migration peuvent être regroupés en trois grandes catégories : humains, techniques et financiers.
Sur le plan humain, le changement peut être confronté à l’inconnu, à la modification des habitudes, au manque de ressources, à la perte de savoir ou aux difficultés de transfert des compétences.
Les freins techniques peuvent notamment provenir de la complexité, du manque de connaissance ou des enjeux de sécurité.
Enfin, le coût et le risque constituent les principaux freins financiers.
La réussite d’un projet repose ainsi sur l’anticipation, la communication, l’évaluation, l’implication des acteurs et la pertinence des choix réalisés. Un plan doit être établi pour préparer le projet et accompagner son déroulement dans les meilleures conditions possibles.







